« Où est l’innovation ? » C’est la deuxième question que Geneviève Fioraso a posée à Jean-Marc Ayrault, lorsqu’il l’a appelée pour lui proposer le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. « La première, était bien sûr liée à ma capacité à assurer la fonction », raconte la ministre, qui précise. « Lorsqu’il m’a expliqué que l’innovation était avec les PME et le numérique, cela m’allait très bien ». Pour autant, pas question pour celle qui était responsable de l’innovation dans l’équipe de campagne de François Hollande, de se désengager.
AB













Les simplifications annoncées seront certes les bienvenues.
Deux questions me paraissent prioritaires: d’abord quel sera le partage entre l’Etat et les régions dans le nouveau panorama, et surtout prendra-ton enfin en compte la dimension humaine de notre écosystème de l’innovation en reconnaissant l’utilité et la spécificité des métiers de l’accompagnement et du financement des projets innovants? En effet, quelle que soit la qualité de l’organisation finalement retenue, si les acteurs de l’écosystème restent dans leur statut actuel d’amateurs (certes éclairés) formés sur le tas, l’efficacité des politiques publiques et des financement privés en sera durablement affectée. Il est plus que temps d’identifier cette communauté d’acteurs et de les amener à formaliser, capitaliser et transmettre le savoir qu’ils acquièrent au contact des milliers de projets qu’ils accompagnent. Ce travail, entamé par OSEO à l’époque de l’Anvar est resté en friche, et les études portant sur les entreprises innovantes sont peu nombreuses et disparates.
Il s’agirait là de mesures peu couteuses mais fortement structurantes que les deux ministères pourraient encourager conjointement.