Quelle mouche a piqué le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, à Lille, lors des Etats Généraux de l’industrie ? Selon Les Echos, le ministre, répondant au président du pôle de compétitivité nordiste Maud (matériaux et applications pour une utilisation durable), Xavier Ibled, qui l’interrogeait sur son avenir, aurait déclaré : « Nous avons 72 pôles dont 10 sont fragilisés. Nous ne voulons pas pour autant les abandonner, mais nous allons proposer des voies de rapprochement à travers la constitution de véritables filières. Il s’agit de permettre de rapprocher les PME entre elles et d’entrer dans une politique d’interpôle, en n’ayant plus qu’une quarantaine de pôles et 5 interpôles dans notre pays ».
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Postes comportant le mot clé ‘grand emprunt’
Faut-il réduire le nombre de pôles de compétitivité à 40 ?
Financement Politique Pôles de compétitivité | Mots clés: écotechnologies Estrosi grand emprunt Pôles de compétitivitéGrand emprunt : combien vaut un MIT à la française ?
Cluster Entreprise Politique Pôles de compétitivité | Mots clés: ANR campus d'innovation grand emprunt Pôles de compétitivité2 milliards d’euros, c’est la somme que la commission Juppé-Rocard pour le grand emprunt estime nécessaire pour doter la France de 4 à 6 clusters technologiques de classe mondiale, rebaptisés pour l’occasion, au choix, campus technologique d’excellence ou campus d’innovation.
C’est encore Christian Estrosi, ministre en charge de l’Industrie – déjà en partie responsable de l’aventure des pôles de compétitivité (les 15 prévus au départ sont devenus aujourd’hui 71), qui a défendu l’idée devant la commission. Dans son discours du 6 novembre 2009, il expliquait : « il faut promouvoir un nouvel écosystème des pôles. On pourrait « lancer 5 « clusters » de classe mondiale à partir des pôles existants sur des filières en essor, en attirant et concentrant sur un même territoire les acteurs clefs pour en faire de véritables campus de l’innovation, à l’image de ceux existants aux Etats-Unis, au Japon, en Corée ou en Suède ». Et d’ajouter « Des infrastructures structurantes et partagées, comme de très grandes plates-formes d’innovation où recherches publiques et privées travaillent au quotidien côte à côté, pourraient compléter les dispositifs existants. »
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Et pourquoi pas l’innovation par la demande ?
Politique Stratégie | Mots clés: demande Futuris grand emprunt InnovationEncore une liste à la Prévert : Economie numérique, bio économie, énergies renouvelables, enseignement supérieur et recherche, ville de demain, mobilités du futur, soutien aux PME innovantes… Pour autant, les sept priorités définies par la commission Juppé-Rocard pour le Grand emprunt, qui devrait finalement s’élever à 35 milliards d’euros, s’inscrivent toutes dans une logique de développement économique par l’innovation. Tant mieux.
Mais n’est-ce pas l’occasion de mettre enfin en place une politique d’innovation par la demande, clairement identifiée et qui fait tant défaut pour inciter les entreprises privées à augmenter leurs investissements en R&D, qui plafonnent à 50 % des investissements nationaux, contre environ 80% au Japon.
La politique d’innovation par l’offre, privilégiée aujourd’hui en France via le crédit impôt recherche et les diverses subventions publiques aux projets de recherche collaboratifs, ne suffit clairement pas, surtout pour les PME innovantes, qui ont terriblement besoin d’une première référence client et d’achat public pour rassurer leurs futurs clients privés. Or, on le sait, l’Europe a renoncé à mettre en place un dispositif de type Small Business Act efficace.
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Grand emprunt ou syndrome du père Noël ?
Financement Politique Recherche | Mots clés: grand emprunt NKM Pécresse père Nöel SNRI très haut débit
Ils y vont tous de leur lettre au Père Noël. Ministre après ministre, association professionnelle après corporation, chacun défile devant la commission du grand emprunt, présidée par Alain Juppé et Michel Rocard, pour présenter ses priorités en espérant bien voir leur souhait exhaussé à l’heure de la distribution des cadeaux. Si le mot « souhait » était toujours accordé au singulier, cela pourrait avoir du sens. Et l’on pourrait espérer qu’enfin la France se décide à envoyer des signaux clairs sur ses priorités. Que nenni. Impossible. La pression est trop forte.
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