L’innovation technologique est dépassée. Vive l’innovation subversive ! C’est la thèse que de Vincent Mangematin, professeur à Grenoble Ecole de Management, présentera à ses collègues chercheurs lors de la Conférence R&D management, qui se tient cette année à Grenoble du 23 au 25 mai 2012. Selon lui, l’innovation « subversive » est le nouveau modèle d’innovation émergeant dans le paysage économique mondial. En fait, c’est un autre nom pour l’innovation de la multitude, qui consiste à mobiliser des usagers pour innover et créer de nouveaux « business model », qui remettent en cause les équilibres et les rapports de force existants et instaurent de nouvelles règles déstabilisant totalement les marchés traditionnels : monde de la musique, de la photographie, de la médecine traditionnelle, du logiciel. D’où, j’imagine le côté subversif.
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Postes pour la categorie ‘Stratégie’
La puissance de la multitude produit-elle une innovation subversive ?
Culture Politique Stratégie | Mots clés: Innovation subversive Numérique Vincent MangematinLe numérique français a-t-il besoin d’être défendu ?
Entreprise Politique Stratégie Veille | Mots clés: Economie Numérique Eric Boustouller
L’intention est louable. Éric Boustouller, le patron de Microsoft France, a publié le 11 avril « l’atout numérique, pour en finir avec une mélancolie française », aux Edition JC Lattès. Selon lui, Il faut à tout prix regarder le verre à moitié plein. Et oui, la France a des atouts à faire valoir dans la révolution numérique. Lesquels ? Je ne sais toujours pas. Il évoque bien les rares pépites numériques françaises, comme Criteo (optimisateur d’e-commerce, 500 personnes dans le monde), l’éditeur de jeux collaboratifs sur Facebook, ou le journal en ligne Melty.fr, et la reconnaissance mondiale de la « French Touch » en création et design numérique (Les Gobelins, ENSCI, l’école de design de Nantes, Strat College ). Mais sans expliquer en quoi ils peuvent effectivement booster le numérique français. Le patron de Microsoft évoque aussi nos géants de l’informatique, Dassault Systèmes, Cegid, Capgemini, Atos, Steria. Pour leur faire plaisir ? Car à part Dassault systèmes, qui a très tôt compris l’importance de la notion de plate-forme — qui fait la valeur de la révolution numérique actuelle — mais en la fermant à des partenaires capables de payer (mais on est en B2B), les autres font quand même plus figure de pépites de l’ancienne économie, malgré leur succès.
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Comment impliquer – enfin – les PME dans la normalisation ?
Entreprise Europe Pôles de compétitivité Stratégie Veille | Mots clés: Afnor CE ISO normalisation normes
C’est un échec. Toujours aussi peu de PME françaises impliquées dans les instances de normalisation. La gratuité d’accès aux travaux pour les PME, instaurée depuis deux ans par l’AFNOR, en charge par décret de cette mission d’intérêt général fixé par l’État, n’y a rien changé. En 2011, l’AFNOR ne comptabilise toujours que 20 000 personnes impliquées directement dans des travaux de normalisation, que ce soit au niveau français (10 %) qu’européen et international (ISO). Un chiffre constant.
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Quel avenir pour les coentreprises publiques privées du grand emprunt ?
Entreprise Financement Politique Stratégie | Mots clés: Andomède Cloud grand emprunt; Dassault Systèmes Orange Programme d'investissements d'avenir ThalesL’enfer est pavé… de fausses bonnes idées. Prenez l’appel à manifestations d’intérêt du volet « usage, services et contenus innovants » du Fonds pour la société numérique (FSN) des investissements d’avenir, doté — excusez du peu — de 2,5 milliards d’euros. 70 % de cette enveloppe devaient être investis par l’État à hauteur d’environ 30 % au capital de coentreprises « innovantes », que se proposaient de créer les Thales, Orange, EADS, CEA, Bull et autres Dassault Systèmes, notamment à l’occasion d’une vaste consultation publique lancée par Nathalie Kosciuszko-Morizet, alors secrétaire d’État chargé e de la prospective et du développement de l’économie numérique, au printemps 2010.
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Israël est-il vraiment un eldorado d’innovation ?
Culture Entreprise Stratégie | Mots clés: innovation day Israël
Israël a déployé tous ses charmes de hautes technologies, le 5 décembre dernier, à Bercy, pour séduire les entreprises françaises. Son ministre de l’industrie et du travail, Shalom Simhon, avait fait le déplacement. Eric Besson, ministre chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie l’avait accueilli chaleureusement, profitant de son discours d’introduction à ces premiers « innovation day franco israélien » — né d’une visite du même ministre en janvier dernier en Israël -, pour partager quelques souhaits : le premier, de doubler le nombre de bénéficiaires du FIRAD (outil de financement pour grandes entreprises commun à Oséo et son homologue Israélien Matimop), en l’étendant à de nouvelles pépites innovantes, notamment par le biais d’appel thématiques ; le second consisterait à la création d’un incubateur franco israélien, ouvert aux entrepreneurs high-tech des deux pays ; le troisième vœu du Ministre consistait à renouveler ces « innovations Day », l’année prochaine, en Israël cette fois. On verra.
A quoi sert la stratégie nationale de recherche et d’innovation ?
Financement Politique Recherche Stratégie |
J’entame à peine ma lecture annuelle du très perspicace ouvrage collectif « La Recherche et l’Innovation en France, Futuris 2011″ écrit sous la direction de Jacques Lesbourne et Denis Randet de l’ANRT (Association national recherche et Technologie), que déjà je ne résiste pas à partager cette interrogation : A quoi sert la stratégie nationale de recherche et d’innovation, SNRI de son petit nom. En tout cas, apparemment, pas à flécher les crédits de l’Etat. Ou si peu. Lisez plutôt ce qu’écrit Vincent Charlet , dans le chapitre 2 consacré à « la dépense de RD en France et les priorités de l’action publique » : « Il montre [le chapitre] que la traduction budgétaire de cette évolution :[celle des priorités de recherche] n’est guère sensible en termes thématiques, mais est revanche importante en terme d’organisation. » Décryptage.
Comment introduire une technologie dont personne ne veut ?
Entreprise Stratégie | Mots clés: Cédric Morel-Guilloux NFC Pôle TES
Je viens de recevoir une bien honnête tribune de Cédric Morel-Guilloux, Directeur Projets du Pôle de compétitivité Transactions Électroniques Sécurisées. Elle a le mérite de poser sans détour le problème du techno push… Ou comment introduire une technologie dont personne en veut. Une fois n’est pas coutume je vous la livre, telle quelle.
"À l’aube du déploiement massif des mobiles et services NFC en France et dans de nombreux pays européens, avec un point de mire sur Londres dans le cadre des prochains jeux olympiques, le cabinet d’études YouGov a réalisé une enquête auprès de 350 000 consommateurs anglais au sujet du paiement mobile. Le résultat est une bonne leçon d’humilité : 70% des personnes interrogées avouent n’avoir jamais entendu parler du paiement mobile et pour 91% des technologies NFC. Seulement 5 % déclarent vouloir changer de mobile pour avoir la fonctionnalité NFC. Et pourtant il ne se passe pas un jour sans voir l’annonce d’un pilote en condition réelle, un nouveau cas d’usages testé, des accords commerciaux pour le déploiement à large échelle ou de rumeurs sur la disponibilité (ou non) du NFC dans le prochain Iphone ou Galaxy S2…
Open innovation, où en est la France ?
Entreprise Management Stratégie Veille | Mots clés: BlueNove Ecomobilité Partenaires Martin Duval Open innovation SNCF
En matière d’open innovation, les entreprises françaises n’auraient que deux ans de retard sur les Américaines. C’est en tout cas la conclusion de l’étude réalisée par Bluenove, la start-up que Martin Duval, un ancien d’Orange Valley (la structure de repérage de start-up de l’opérateur), a lancé à l’été 2008 pour aider les grands groupes hexagonaux à ouvrir leur R&D.
Ainsi, sur les 144 répondants issus de 60 grandes entreprises 94,7 % donneraient une définition juste de l’open innovation. C’est déjà ça. Ce n’était sûrement pas le cas en 2008. Mais, au vu des questions posées par BlueNove, il semble que seule la partie amont du concept, celle consistant à aller puiser aussi à l’extérieur de bonnes idées et des technologies, ait été retenue. Pour la partie avale, qui consiste à jouer le jeu à son tour avec les autres, par essaimage et licence de technologie, par exemple je suis moins sûre que le concept soit totalement maîtrisé.










