Est-ce bien raisonnable ? Le gouvernement ouvre jusqu’au 2 octobre 2009 un nouvel appel à candidatures pour la création « d’un nombre restreint de nouveaux pôles de compétitivité », sur les mêmes bases que l’appel à projet de 2004, mais avec une thématique imposée : les écotechnologies. Les résultats de cette sélection seront connus en fin d’année. Il s’agirait de répondre ”au souhait exprimé par le Premier ministre, le 24 septembre 2008, lors du lancement de la phase 2.0 de la politique des pôles de compétitivité”, indique d’emblée le communiqué.
Pourtant, ce ne sont pas les pôles « verts » qui manquent. En Rhône-Alpes, il y a déjà Axelera (Chimie et environnement) et Tenerrdis et (énergie renouvelable), en Ile de France le pôle Advancity (ville et mobilité durable), en PACA Cap Energies, en Languedoc-Roussillon Derbi (énergies renouvelables), dans le Centre S2E2 (électricité), sans parler de tous les projets d’écotechnologies portés par les pôles mer, habitat, auto, plastique… et même System@tic (électronique embarquée) en Ile de France, qui vient d’annoncer une volet TIC & ville durable.
Et alors que treize pôles de compétitivité, sur les 71 du départ, sont sur la sellette et vont voir leur situation auditée à l’automne, quelle logique de créer de nouvelles structures ? D’autant qu’il faut du temps et beaucoup d’énergie pour créer un pôle efficace, qui dépasse son rôle d’usine à projets. Mais peut-être que dans les 71 dossiers retenus en 2005, il n’y avait pas les bons.
AB












