Pourquoi faudrait-il mieux intégrer les PME aux investissements d’avenir ! : Le blog Innovation de L'Usine Nouvelle, par la journaliste Aurélie Barbaux

Pourquoi faudrait-il mieux intégrer les PME aux investissements d’avenir !

Le 18/10/2011 | Financement, Politique
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En parler c’est déjà avoué qu’il y a un problème ! Le comité Richelieu, association de PME high-tech française, vient de se fendre d’un communiqué titré « 4 grands axes d’action pour mieux intégrer les PME innovantes dans le PIA », comprenez, le programme d’investissements d’avenir. Il fait suite à une rencontre de dirigeants d’entreprises dudit Comité Richelieu avec René Ricol, le grand argentier du PIA.

Quoi ? Les PME seraient donc les grandes oubliées du PIA ! Elles auraient du mal à se greffer sur les grands projets de consortium des appels à projets de filières, numérique ou autres. Et on s’interrogerait maintenant à l’intérêt de  lier l’obtention d’une participation de l’État (pas de subvention rappelle René Ricol, l’État entend bien récupérer sa mise !) à la présence de PME dans les projets ! N’est-il pas un peu tard, alors que presque tous les appels à projets ont été lancés, et les lauréats déjà choisis ou en passe de l’être. La précipitation des Dassault Systèmes, Thales et autre orange à se vanter du financement de leur coentreprise Andromède, pour développer un « cloud » français, aurait-elle fait grincer des dents ?

Et les pistes évoquées avec René Ricol, pour inverser la tendance, laissent rêveur. Le Comité Richelieu évoque d’abord de créer une fonction de coordination nationale de l’innovation. René Rico préfèrerait lui une structure informelle, type médiation, directement rattachée au pouvoir exécutif, plus efficace qu’une structure administrative. Encore un intermédiaire ! Si les règles du jeu étaient claires, il n’y en aurait pas besoin !

La discrimination positive envers les PME dans les achats publics, vieux démon du comité Richelieu, revient évidemment sur le tapis. Mais quel lien avec les investissements d’avenir. Déjà si les acheteurs publics appliquaient l’Art 26 de la LME — qui permet (sans obligation) de réserver une partie des marchés de haute technologie de R&D et d’études technologiques aux PME ou bien de leur accorder un traitement préférentiel en cas d’offres équivalentes – ce serait bien.

Plus étonnant, la proposition de conditionner la participation des grands comptes au PIA (Programme Investissements d’Avenir) à leur adhésion à Pacte PME (qui consiste désormais pour les grands comptes signataire à  parrainer des PME high-tech avec lesquelles elles travaillent et de s’engager chiffres à l’appui sur le vertueux chemin des achats durables vis-à-vis des PME innovantes). René Ricol, boute là en touche, arguant que cet enjeu ne relevait pas de son domaine mais dépendait de la Médiation de la sous-traitance, sous la responsabilité de Jean-Claude Volot. Il n’a pas tort. D’autant qu’une telle condition forcerait le PIA à reprendre une partie de l’argent déjà versé à l’industrie aéronautique (premier bénéficiaire), par exemple. Sinon ce ne serait pas juste.

Finalement. René Ricol le reconnaît. Certes, les PME sont mal intégrées au PIA, mais faire mieux est un de ses objectifs : « J’y veille tout particulièrement, et je constate que ce n’est pas encore suffisamment le cas » a-t-il déclaré. Mais en fait, ne serait-ce pas plutôt de la faute des PME elles-mêmes. «Il est nécessaire que les PME fassent elles-mêmes l’effort de se rapprocher des projets financés par le PIA », lance René Ricol. Comment ? En se rapprochant des pôles de compétitivité ! Ah bon. Elles ne le font pas déjà ? Quand on entend Oséo parler des projets structurants de pôles (300 millions d’euros prévus dans le PIA), qui arrivent avec des consortiums de dizaines de partenaires donc Ingérables- ils semblent pourtant qu’elles soient bien là… même en faire-valoir.

On se demande donc, si, en lançant le PIA… le Comité général à l’investissement, que préside René Ricol, a réellement pris le temps de penser à le rendre accessible aux PME. Dommage, car pour développer des filières vraiment innovantes la France ne peut compter que sur elles. Les grands comptes, eux, n’ont fait que sortir de leur carton des projets déjà lancész, et prennent cette nouvelle manne presque comme un du.


 

AB

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  1. [...] Pourquoi faudrait-il mieux intégrer les PME aux investissements d’avenir ! En parler c’est déjà avoué qu’il y a un problème ! Le comité Richelieu, association de PME high-tech française, vient de se fendre d’un communiqué titré « 4 grands axes d’action pour mieux intégrer les PME innovantes dans le PIA », comprenez, le programme d’investissements d’avenir. Il fait suite à une rencontre de dirigeants d’entreprises dudit Comité Richelieu avec René Ricol, le grand argentier du PIA. Source: blog.usinenouvelle.com [...]

  2. [...] Pourquoi faudrait-il mieux intégrer les PME aux investissements d’avenir ! [...]

  3. monsieurinnovation | 24 octobre 2011 à 7:30

    Toc Toc Toc Toc !

    Qui c’est ?

    L’entreprise des entrepreuneurs ?! Vous m’avez oublié M. Ricol ? C’est Oseo ! Peut être que votre ami M. Drouin à oublié de parler de nous…

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