
L’auteur :
Aurélie Barbaux, journaliste pour Usine Nouvelle
A propos de ce blog :
Pas de martingale pour l’innovation. Transformer une idée en marché est affaire de culture, de hasard, d’ouverture et l’audace. Innover, c’est aussi accepter l’échec et la remise en question des modèles. Pas facile. Les politiques, publiques ou privées, tâtonnent. Les acteurs s’interrogent. Ce blog n’a d’autres ambitions que de relayer ces questions et d’alimenter la réflexion commune.












Comme vous le dites si bien, transformer une idée en marché est affaire d’ouverture et d’audace. Innover, c’est aussi accepter la remise en question des modèles. Pas facile !
Si nous proposons nos logiciels professionnels gratuitement, faisons-nous un pari gagnant ?
Je le pense.. et pourtant les media n’ont pas l’air convaincus.
Merci pour véhiculer cette pensée encore trop peu présente en France : « Innover, c’est aussi accepter l’échec ».
Quand verra-t-on par ex. de petits groupes d’ »éclaireurs » en innovation au sein des entreprises, ayant carte blanche pour échouer, tenter de nouvelles idées et bouger le statu quo ?
Des exemples existent, notamment outre-atlantique. Cela veut aussi dire accepter de s’ouvrir, de changer de culture pour passer à une logique du « Fail.Fail again, fail better » chers aux américains.
Il est intéressant de constater combien cette différence de culture touche aussi notre vision de l’entreprenariat.
Encourageons nos innovateurs, nos chercheurs à entreprendre (en France). Aidons-les, acceptons 1,2,3 échecs avant de leur mettre une étiquette..Qui sait ce qu’on inventera alors ?
En conclusion je laisserai la parole à deux célébrités :
« Je n’ai pas échoué 700 fois. Je n’ai pas échoué une seule fois. J’ai réussi en prouvant que ces 700 idées ne marcheront pas. Quand j’aurais éliminé les idées qui ne marchent pas, j’aurai trouvé celle qui marche. »
-Thomas Edison
« Une personne qui n’a jamais commis d’erreurs n’a jamais tenté d’innover. »
-Albert Einstein
La connaissance de l’etre humain sur l’existant est trés primordiale , c ‘est sa torche electrique , son repere dans l’univers . En ce troisieme millenaire je trouve que la connaissance est depasée et doit vraiement changer de dimension , de cap, actuellement c ‘est tout a fait une autre facon de voir . Certes nous devons reformer et remettre en cause toutes les connaissances passée , sans toutefois preciser qu’elles nous ont servies et que celà etait un passagé obligé afin d’arriver à adopter une nouvelle connaissance digne de ce troisieme millenaire . La consaissance complete et juste et celle qui nous permettrait pas seulement de faire du profit mais d’utiliser nos ressources , nos moyens afin d’atteindre des objectifs juste ‘necessaires’ sans un plus , ou un moins , atteindre un equilibre et une stabilité dans tous les domaines . Imaginons que la vitesse d’un electron autour d’un atome soit doublé ou reduite ? que se passera -t il ? ALors je trouve que nous utilosons mal nos connaissance ou que nous n’avons pas encore atteint un niveau suffisant de la connaissance pour comprendre la vérité , et le fonctionnement correcte de tout ce qui nous entoure….
L’innovation n’est-elle pas d’abord l’expression du génie humain ?
Une autre approche est possible qui prenne mieux en compte l’humain comme le centre du processus d’innovation. L’humain « fonctionne » (comme disent nos amis néerlandais qui connaissent bien Descartes) rarement de façon cartésienne…
Dès lors, peut-on systématiser – organiser en système donc -, un ensemble fonctionnel qui intègre bien cette composante relativement chaotique ? Pourquoi pas ? Peut-être même avec l’aide de la théorie… du chaos ! Un travail de recherche considérable, de longue haleine… et passionnant bien entendu !
Mais le problème aujourd’hui, c’est la Chine. Non, le problème, c’est le climat. Non, le problème, c’est la fin des énergies fossiles. Non, en réalité, le problème, c’est le risque grandissant d’un conflit à l’échelle planétaire, la grippe, les hydrates de méthane de Sibérie, la circulation atmosphérique… En fait, « le » problème tient en deux mots : urgence et complexité.
L’urgence appelle l’action, la complexité engendre la complexité. Une théorie de l’innovation est à construire, nous sommes d’accord, mais le chemin n’est pas tracé d’avance car, là aussi, en matière d’épistémologie de l’innovation, l’on peut… innover !
Imaginons par exemple un modèle théorique qui se construirait sur l’expérience et l’expérimentation sans pour autant devenir complètement empirique. Une sorte de système d’orientation qui se construirait davantage par l’analyse « des petits pas » que par la vérification d’un concept théorique.
Ne nous méprenons pas : les deux dimensions, théorique et empirique, loin de s’exclurent sont itératives. Nous en sommes bien conscient. La question, c’est « le » problème… Ne nous impose-t-il pas une sorte de… priorisation ?
Où sont concentrées nos forces vitales ? Ou plutôt, où sont-elles disséminées ? Dans nos PME. Et même, demain, dans nos TPE, il faut l’espérer car c’est un moyen efficace de combattre l’injustice du chômage !
La « vision » est là ; nous la voyons tous clairement, mais il semble que nous ayons une difficulté particulière à imaginer une solution appropriée… J’ai une idée : et si on inventait… une boussole ! La boussole de l’innovation® par exemple
J’entends bien innovation et non invention !
L’invention étant plutôt rare, nous cherchons donc à innover, donc à améliorer, adapter, changer de contexte, … des solutions rencontrées.
Mes questionnements : notre système de brevets n’est-il pas le premier frein à l’innovation ? Le protectionnisme ne nous rend t-il pas des non communicants ? La fameuse confidentialité ne nous isole t-il pas ? … etc
Certaines entreprises n’hésitent pas à “délocaliser” leur savoir faire, mais continuent leurs politique de protectionnisme en interne : étonnant non ?
Vincent Simoneau,
Gérant CORTES INGENIERIE
L’innovation c’est l’acception du changement. Le but de l’innovation quel est-il ?
Si l’innovation apporte un mieux en terme humain et économique cela marchera peut-être.
Quels sont les freins à l’innovation ?
La résistance au changement est souvent dûe à un comportement territorialiste et au lobbying interne entre les différents services d’une même entreprise.
Félicitations pour ce blog, aux analyses fines et étayées. ça c’est de l’info!
Très bonne idée que de se poser des questions sur l’innovation et chercher à alimenter la reflexion en France. Sur Econov’, nous proposons depuis 2008 des analyses sur l’actualité de l’innovation durable, sur tous les thèmes, du BTP aux RH en passant par l’eau.
Proposer de nouveaux modèles de réflexion et de conception, c’est notre devoir avec le nouveau monde qui se dessine, et les enjeux environnementaux multiples qui se présentent.
Nous pourrons j’espère continuer d’échanger, et à bientot sur Econov.
Alexandre Goncukliyan
Ingénieur et Fondateur d’Econov
De ce que l’innovation n’est pas qu’une question de prospective, de financement et d’investissement mais aussi d’éthique.
Les élèves Ingénieurs Français ont l’obligation de stages en entreprise. Ces stages bénéficient depuis peu d’un encadrement pour des rémunérations minimales.
Je peux citer l’exemple de deux stagiaires qui viennent de réaliser pour l’un un stage de 3 mois dans un bureau d’études national (300 ingénieurs) et l’autre un stage de 6 mois, pour sa dernière année, dans une multinationale française bien connue. Les deux stagiaires ont bénéficié globalement du même traitement et de la même trajectoire:
• les activités confiées ont été celles habituellement confiées à un ingénieur (junior ?);
• l’encadrement a été pour l’un minimaliste, pour cause de prise de congés de la tutrice, pour l’autre inexistant pour cause de longue maladie du « tuteur »;
• les attendus affichés par la hiérarchie en termes de production et de performance ont été suffisamment forts pour encourager ses deux stagiaires à des journée de 10H00 ;
• la rémunération pour l’un et pour l’autre a été ad minima, desquelles ont été déduites les tickets restaurants et les « ponts » faits par les services.
Nous en sommes, avec fiche de paye à l’appui, pour une rémunération du 1er au 29 aout 2011 un net payé de 282,64 € !
Je ne sais pas comment qualifier ces entreprises et ces DRH, qui se permettent de tels comportements avec des personnels chargés de production, quelque soit le statut de « stagiaire ».
Je m’interroge sur la pertinence de ces entreprises et de ces DRH, sachant qu’ils inscrivent à jamais dans l’esprit de ces futurs ingénieurs une vision radicale de l’économie, de la gestion des ressources humaines et plus largement du management à la « Française ».
Il me semble logique que les meilleurs potentiels n’ont qu’une idée: dès le diplôme travailler aux USA, en Chine ou ailleurs;
La dominance de la relation entreprise-stagiaire et la recherche effrénée du facile « moindre cout » permettent la généralisation de ces pratiques et supposent que la fiscalité n’est pas le seul frein à l’innovation en France.
Pour info : Microsoft est venu recruter ma belle fille (22 ans) directement dans son université américaine en lui proposant un salaire net de 80000 $ par an.
Je crois comprendre ce qui fait la différence d’innovation entre nos deux pays, mais je ne suis pas sûr que nos exemplaires dirigeants français partagent ma vision, voire se sentent concernés. Question d’étique ?
282 euros ce n’est pas grand chose mais dites vous bien que dans le monde de la recherche en France, être payé 1500 euros net avec un bac +8 et 5 ans d’expérience n’est pas chose rare. Ces élèves ingénieurs eux commenceront avec leur Bac+5 sans expérience (hormis celle des stage) à au moins 1800 -2000 euros net.
Les stagiaires de 3 mois en recherche académique qui ne sont pas rémunérés sont eux aussi légion courante.
Et pourtant certains d’entre eux font aussi des journées de 10h…
Oui c’est malheureux que les stagiaires soient exploités mais au delà des stages il y a le marché du travail et la en France on peut également parler d’autres inégalités….mais je n’irais pas plus loin au risque de me faire taxer de « corporatiste ».
Les lois, règlements et représentants de la nation ont érigés une telle forêt d’embûches de traquenards, d’oubliettes et d’hypocrisies que je désespéré de voir la France briller dans ce domaine dans le concert des nations. Je sais le nombre disons de fumisteries présentées par certains souffrants d’un dérangement cognitif léger qui hurlent à leur propre génie pour tempérer la réception des mouvements perpétuels qui permettrait à l’humanité souffrante de se servir d’une énergie abondante et quasi-gratuite. Heureusement qu’il reste quelques innovations de bon aloi et d’une ampleur parfois importante potentiellement, mais …
…en ce qui concerne le financement qui est pompé, sucé, dégusté, siroté, avalé avec délectation par les grandes entreprises, ce qui reste n’est que la portion congrue pour les PME/PMI.
UNE seule mesure :
Faites abroger les dispositions empêchant les entreprises de se grouper pour former des banques à l’instar de ce qui s’est fait en Allemagne après-guerre (inspiré du CNR/comité national de la résistance d’obédience communiste plus que marquée + de Gaule qui s’en est mêlé).
Vous imaginez parfaitement ce qui se passe quand un chef d’entreprise s’adresse à son directeur de banque (qui est donc son employé indirect) de mettre en place le financement pour son innovation (en ayant bien sûr l’approbation de ses confrères à part ses concurrents directs), cela n’a rien à voir avec la mise d’un genou en terre pour supplier un banquier sourd, muet et aveugle (on dit que c’est la sagesse ? )
Merci de promouvoir ce blog et d’accepter l’enthousiasme des uns et les récriminations des autres.
l’IRDEME, institut de Recherche pour la Démographie des Entreprises,
Institut associé à la fondation IFRAP,
réalise une étude sur la rentabilité des institutions publiques de financement de l’innovation, et plus particulièrement l’OSEO/ANVAR.
Vos témoignages, expériences, contributions et points de vue sont bienvenus!
Un nouvel acteur dans le financement collectif de startup a partir du mois de mars 2012: http://www.mymicroinvest.com!
A la différence de la plus part des autres plateformes, Mymicroinvest développe une structure juridique répondant aux exigences réglementaires des autorités de marché et fonctionne sous forme de co-investissements entre investisseurs professionnels et internautes pour permettant une meilleures sélection des projets.
J’espère que notre projet attirera votre attention! Vous trouverez une description plus complète de mymicroinvest en cliquant sur le lien suivant: http://www.mymicroinvest.com/blog/le-crowd-au-service-du-financement-de-startups-datanews-magazine-nr-16-%E2%80%A2-7102011
Bien a vous,
Guillaume
Il serait utile de motiver les inventeurs salariés par une rémunération complémentaire liée à leurs inventions brevetées comme c’est le cas dans divers pays tels que l’Allemagne, la Chine, la Corée…
Un article sur ce sujet éclairerait vos lecteurs sur qui invente et quelles sont les motivations, ou pas, à inventer.
Lire :
http://www.inventionsalarie.com/index.php?p=1_4_Articles-AIS
La comparaison entre le salaire moyen du membre d’une PME et de son alter-ego, le business angel portefeuille/veilleur/recruteur/conseiller/manager/actionnaire, est presque ludique.
Je vous conseille le détour ici : http://www.dogfinance.com/fr/metiers/#
…Où faire le choix entre l’innovation et son néo-management n’est pas difficile. Question d’éthique ?
Et vous voudriez qu’il existe encore des chercheurs en France ?