Les docteurs français font-ils de bons entrepreneurs ? : Le blog Innovation de L'Usine Nouvelle, par la journaliste Aurélie Barbaux

Postes pour la categorie ‘Etudes’

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Les docteurs français font-ils de bons entrepreneurs ?

Entreprise Etudes | Mots clés:

Les docteurs français (vous savez ces BAC +8, qui ont soutenu leur thèse) font-ils de bons entrepreneurs ? J’ai déjà posé la question à l’occasion des 24 heures chrono spécial Cifre qui se sont tenues en septembre 2011 pour la première fois. La réponse semblait plutôt positive. Un livre « Ces créateurs d’entreprises innovantes », coécrit par Jeanne Courouble et Clarisse Angelier, responsable du programme Cifre à l’ANRT, tente à son tour de le démontrer… par l’exemple. « La formation doctorale conférerait même des aptitudes essentielles à la création : imagination, ténacité, adaptabilité, capacité à gérer l’incertain… », écrivent les auteurs.

Ils ne sont pourtant pas légion, les docteurs entrepreneurs. Rien que pour les docteurs Cifre, qui ont réalisé leurs thèses en entreprises, ils ne sont que 1 % à devenir créateur de leur propre entreprise, contre un tiers qui reste dans l’entreprise où ils l’ont réalisé, et un tiers à aller se faire embaucher ailleurs. Les nouvelles promotions pourraient changer la donne. Sur 1 000 doctorants actuellement en Cifre, 34 % envisagent sérieusement la création d ‘entreprise. « Un chiffre élevé, qui reflète autant l’inquiétude pour l’avenir, surtout chez les Doctorant en sciences humaines et sociales, que leur confiance dans leur capacité à réussir leur projet », analyse Erwan Lamy, enseignant chercheur à Novencia, lui-même Cifre, auteur de l’étude.
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nov 16

Trop de demandes de brevets dans le monde ?

Etudes Propriété intellectuelle | Mots clés:

Le dernier rapport de l’office mondial de la propriété Intellectuelle (OMPI) tire l’alarme. En 2010, 5,17 millions de demandes de brevets attendraient d’être traitées au niveau mondial. C’est beaucoup. Et la qualité de service des offices nationaux de brevet ne semble pas mise en cause par l’OMPI (même si l’on connait les effort de celle-ci pour simplifier les procédures et augmenter cf…). La faute en viendrait à l’inflation des demandes : de 800 000 en 1980, on en comptabilisait 1,8 million en 2009. Et le chiffre ne cesse de croître. En cause l’arrivé des émergents, la Chine et dans une moindre mesure l’Inde, comme pays d’innovation. Le premier représentait 17% de demandes en 2009, contre 1,8% en 1995. Pour l’Inde,les taux sont respectivement de 2% contre 0,6% il y a15. A noté le recul de la Russie de 2,3% à 2% dans le même temps.

Mais ce n’est pas la seule raison. Les Etats, européens notamment, ont poussé leurs universités à valoriser leurs travaux de recherche.  Résultat, de quasi nul en 1980, les demandes de brevets émanants d’université et d’organismes de recherche atteignent 15000 en 2010. Une paille rapporté aux 1,8 millions de demandes annuelle, mais quand même. D’autant, que là aussi, la chine apprend vite, ses unités de recherche publique ont déposé 2348 demandes d’extension internationale de brevet (PTC) en 2010. 
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nov 15

A quoi sert le Top 100 Global Innovators de Thomson Reuters ?

Entreprise Etudes Propriété intellectuelle | Mots clés:

Le classement 2011 des 100 organisations les plus innovantes de Thomson Reuters (société d’information sur les entreprises), n’en est pas vraiment un…puisque qu’il n’y a pas de premier ! Il produit juste une liste alphabétique de 100 entreprises et structure de recherche performantes en terme d’innovation technologique. La sélection se fonde principalement sur quatre critères : le taux de réussite du dépôt de brevet, la portée mondiale du portefeuille de brevets, l’influence du brevet calculée à partir du nombre de citations dans la littérature professionnelle et le volume de brevets.

Sont-ce de meilleurs critères d’évaluation que les dépense ou l’intensité en R&D ?  Pas sur.  D’autant que le top réserve peu de surprises, si ce n’est l’absence total de la Chine. Malgré le grand nombre de brevets internationaux déposés en 2011, la renommée internationale et le ratio entre les brevets déposés et publiés, des aspects majeurs de la méthodologie, serait trop faibles.

Autre surprise : la place de la France, 3e avec 11% des places (Airbus, Alcatel-Lucent, Arkema, CNRS, Commissariat à l’énergie atomique, IFP Energies Nouvelles, L’Oréal, Rhodia, Saint-Gobain, Snecma, Michelin), derrière les Etat-Unis (40%) et le Japon (27%) mais devant la Corée du Sud (4%), la Suède (6%), l’Allemagne (4%) ou la Suisse (3%).

Parce que pour le reste. Faire le constat que l’innovation est facteur de croissance, que les entreprises innovantes crées des emplois(400.000 nouveaux emplois cumulés pour les 100) et surperforment en matières de chiffres d’affaires( +5,7%), n’a rien ébouriffant ! 

 


sep 28

La qualité des brevets a-t-elle reculé ?

Etudes Propriété intellectuelle | Mots clés:

Info ou intox ? Selon le « tableau de bord 2011 sciences, technologie et industrie » de l’OCDE, « La qualité des brevets a reculé en moyenne d’environ 20 % entre les années 1990 et les années 2000, et ce dans la quasi-totalité des pays étudiés. » Forcément, on s’interroge sur leur mode de calcul. Christian Nguyen Van Yen, conseil en propriété industrielle, mandataire européen et de Marks & Clerk France SNC, est allé voir de plus prêt cet indicateur intitulé « Patent Quality Index », publié pour la 1re fois par l’OCDE. « L’index et la conclusion me semblent assez artificiels », résume le spécialiste. Il invoque les raisons suivantes.
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mar 09

Design et brevets font-ils bon ménage ?

Entreprise Etudes Propriété intellectuelle | Mots clés:

 

 Ils étaient tout fiers d’être les premiers à se poser la question. « Les rapports entre designer et propriété industrielle n’ont jamais été étudiés. Il y a très peu de littérature à ce sujet », observe Yves Lapierre, le directeur général de l’INPI (Institut national de la propriété industrielle) lors de la présentation, le 8 Mars à la Cité des Sciences et de l’industrie de Paris, de l’étude « Design et brevet, quand l’innovation passe par le design ». Et pour cause, le lien devrait sembler naturel. Le designer intervenant de plus en plus tôt dans la conception des produits et service, il serait  normal qu’il soit cité comme inventeur dans les brevets, lorsque le produit en fait l’objet.


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07

Peut-on vraiment normaliser l’innovation ?

Entreprise Etudes Management Propriété intellectuelle Stratégie | Mots clés:

 

mgt innovationJ’ai presque cru à une blague. En décembre 2010, l'Afnor (agence françaises de normalisation) a publié une norme "management de l’innovation". Certes la FD X 50 -146 est limité aux questions de propriété intellectuelle, mais cela fait-tout de même drôle de ce dire que l’on peut normaliser les processus d’innovation. Renseignements pris, c’est encore un coup de l’Europe, qui aime tant les cadres, les plans, les directives et les lois, pour mettre tous ses membres à niveau. Question d’égalité.

Il existe donc bien un Comité européen de normalisation sur le management de l’innovation (CEN TC 389), piloté par l’AENOR, l’Afnor espagnol. Il réunit 20 pays européens et prépare des normes européennes sur le management de l’innovation et des outils d’évaluations destinés aux entreprises et organismes.


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oct 26

Pourquoi 3% d’intensité de R&D ne suffiront-ils pas ?

Etudes Politique Stratégie Veille | Mots clés:

Bis repetita. Dans sa stratégie d’innovation 2020, baptisée «Union pour l’innovation », l’Europe affiche encore l’objectif d’une intensité moyenne de R&D (ratio des dépenses de R&D / PIB) de 3 % . Le même, donc, que celui de la précédente stratégie d’innovation, dite de Lisbonne, mais pour 2010 ! Or on le sait, hormis la Suède et la Finlande, aucun pays européen ne l’a atteint. Et pas seulement à cause de la crise. C’est fort dommage, d’autant que si l’on en croit Gilles Le Blanc, chercheur au CERNA, le laboratoire d’économie industrielle de Mines Paris Tech,  3% ce n’est même pas assez.
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oct 12

Les aides à l’innovation sont-elles efficaces ?

Entreprise Etudes Financement | Mots clés:

Désespérant… Malgré Oséo, le crédit d’impôt recherche, le statut JEI, les FCPI…les entreprises françaises n’innovent pas plus aujourd’hui qu’hier. Selon les derniers chiffres de l’Insee, seules 43% des entreprises françaises de plus de 10 salariés ont innové entre 2006 et 2008, contre 46 % entre 2002 et 2004. A périmètre constant, autant dire que rien n’a bougé.

De plus, entre 2006 et 2008, seules 10,6% ont lancé des produits nouveaux sur le marché, qui auront pesé pour 6 % du chiffre d’affaires total des entreprises observées. La priorité des innovations hexagonales restent en effet du domaine de l’organisation (29,5 %), des procédés (20,5%) ou en marketing (18,2%).
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