Les entreprises boudent-elles la recherche fondamentale ? : Le blog Innovation de L'Usine Nouvelle, par la journaliste Aurélie Barbaux

Les entreprises boudent-elles la recherche fondamentale ?

Le 15/07/2009 | Entreprise, Recherche

schema-final_classique3C’est presque un constat d’échec. La fondation Pierre-Gilles de Gennes annonce la création d’une plate-forme web permettant aux entreprises de lancer, en toute confidentialité, des défis scientifiques au réseau de 140 équipes de recherche fédérées par la fondation.  

Initiée en mars 2007 par les trois lieux de recherche de la Montagne Sainte-Geneviève (Paris 5e) – l’Ecole Normale Supérieure (ENS), l’Ecole Supérieure de Physique et Chimie Industrielles (ESPCI) et l’Institut Curie – avec le CNRS et l’INSERM (soient 1 500 chercheurs répartis dans 140 équipes), la Fondation Pierre-Gilles de Gennes est un des réseaux thématiques de recherche avancée (RTRA) lancé en 2005 pour donner plus de visibilité internationale aux grands pôles de recherche français. Dotée d’un capital initial de 20 millions d’euros apporté par l’Etat et ses fondateurs, cette fondation de droit privé entend investir plus de 2,5 millions d’euros par an sur des projets proposés par les équipes de recherche du réseau ou par des industriels partenaires.

Or les projets privés font défaut. Après un an et demi d’existence, 3,5 millions d’euros ont bien été engagés dans des projets de recherche, mais seuls trois (sur huit défis scientifiques lancés par des industriels) sont issus de la sphère privée. Et encore ! Deux d’entre eux ont été signés avec les Laboratoires Urgo, dont le dirigeant, Hervé Le Lous, est aussi président de la fondation. Pourtant, grâce au crédit impôt recherche, travailler avec un laboratoire public pour une entreprise qui réalise des bénéfices ne coûte presque rien (5,6 % de l’investissement total). Pas sûr que la plate-forme « défis scientifiques » change la donne.

AB

bulle Reactions
  1. EOLIPYLE | 29 septembre 2009 à 18:50

    J’ai envoyé un dossier de projet complet à la Fondation Pierre Gilles de Gennes en tant que réponse privée au défi scientifique suscité. Celle-ci concerne pourtant une innovation majeure dans le domaine des moteurs thermo-électriques. Celà fait déjà un mois et je n’ai toujours pas eu l’honneur de la moindre réponse.

    Qui présente un désintérêt pour la coopération entreprises privées-Institutions publiques ?

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