Comment impliquer – enfin – les PME dans la normalisation ? : Le blog Innovation de L'Usine Nouvelle, par la journaliste Aurélie Barbaux

Comment impliquer – enfin – les PME dans la normalisation ?

Le 03/01/2012 | Entreprise, Europe, Pôles de compétitivité, Stratégie, Veille
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C’est un échec. Toujours aussi peu de PME françaises impliquées dans les instances de normalisation. La gratuité d’accès aux travaux pour les PME, instaurée depuis deux ans par l’AFNOR, en charge par décret de cette mission d’intérêt général fixé par l’État, n’y a rien changé. En 2011, l’AFNOR ne comptabilise toujours que 20 000 personnes impliquées directement dans des travaux de normalisation, que ce soit au niveau français (10 %) qu’européen et international (ISO). Un chiffre constant.Pourtant, l’Afnor aimerait bien changer d’échelle. C’est le principal objectif de son plan stratégique 2011-2015, neuf axes. Prudent (trop ?), l’organisme ne se fixe pourtant aucun chiffre, ni même d’indicateur de suivi de son plan. Mais cherche de nouveaux leviers. Puisque la gratuité ne suffit pas, les coûts indirects, comme les salaires des personnes dédiées aux travaux pesant toujours trop lourd pour les PME, c’est encore une fois le crédit impôt recherche qui est appelé à l’aide. Alors que les travaux de normalisation sont pourtant déjà déductibles à 50 %, « il faudrait passer à 100 %, comme le propose le GFI dans son projet de crédit impôt innovation », avance Olivier Peyrat, directeur général de l’Afnor. Un vœu pieux. À l’heure des grandes économies, le projet de « CRI » est au rencart.

À défaut, l’Afnor, a poussé la porte des pôles de compétitivité. La société s’est rapprochée de l’INPI pour proposer une offre de services conjointe de diagnostic norme et brevets pour les PME. À suivre.

Pour toucher les artisans, l’AFNOR s’est aussi rapproché de fédération  pour financer des projets pilote de traduction des normes aux langages des artisans. Un travail long… « Aucune annonce de généralisation n’est à attendre pour l’instant », prévient Pascal Poupet, secrétaire du comité de pilotage des normalisations.

Reste donc à attendre que l’Afnor déroule tranquillement les neuf axes de sa stratégie. « Les moyens seront affinés années après années », explique Olivier Peyrat. Certes, comme Pascal Poupet le rappelle : « en matière de normalisation il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Une norme doit être précise et sans ambiguïté. » Et attention aux signaux faibles ! D’accord. Mais, sans une politique volontariste forte, comme la Chine est capable de la mener actuellement, les PME françaises continueront de subir, les normes définies par d’autres.

 

AB

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