2 milliards d’euros, c’est la somme que la commission Juppé-Rocard pour le grand emprunt estime nécessaire pour doter la France de 4 à 6 clusters technologiques de classe mondiale, rebaptisés pour l’occasion, au choix, campus technologique d’excellence ou campus d’innovation.
C’est encore Christian Estrosi, ministre en charge de l’Industrie – déjà en partie responsable de l’aventure des pôles de compétitivité (les 15 prévus au départ sont devenus aujourd’hui 71), qui a défendu l’idée devant la commission. Dans son discours du 6 novembre 2009, il expliquait : « il faut promouvoir un nouvel écosystème des pôles. On pourrait « lancer 5 « clusters » de classe mondiale à partir des pôles existants sur des filières en essor, en attirant et concentrant sur un même territoire les acteurs clefs pour en faire de véritables campus de l’innovation, à l’image de ceux existants aux Etats-Unis, au Japon, en Corée ou en Suède ». Et d’ajouter « Des infrastructures structurantes et partagées, comme de très grandes plates-formes d’innovation où recherches publiques et privées travaillent au quotidien côte à côté, pourraient compléter les dispositifs existants. »
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