« Nous allons ouvrir plusieurs magasins, car il est important d’avoir un contact direct avec le consommateur ». Le propos de Steve Ballmer, PDG de Microsoft, est sans ambiguïté. A l’heure du tout numérique et de l’Internet triomphant, Microsoft, le premier éditeur de logiciels mondial, met sur pied, pour la première fois, son propre réseau de distribution. Le logo « Microsoft Store » ne sera plus réservé aux achats sur Internet…
On pourra bien sûr remarquer qu’un autre champion de l’informatique, Apple, a depuis longtemps ouvert la voie. C’est vrai, mais il serait absurde d’analyser la décision de Microsoft comme étant une politique suiviste face à un concurrent novateur. Steve Ballmer a pris cette décision parce qu’il pense bénéfique pour les affaires de sa société de posséder des points de vente en propre.
Cela m’amène à une double réflexion.
- D’abord, la prédominance que garde le contact humain. A l’heure où n’importe qui peut « gazouiller » à tous ses « suiveurs » qu’il va aux toilettes, où des robots intelligents peuvent analyser des millions de blogs pour faire remonter les plus pertinents, où le e-commerce progresse à pas de géant, la décision de Microsoft a quelque chose de réconfortant. Pour le roi du logiciel (un produit qui se prête admirablement à la vente en ligne en téléchargement), le contact direct avec le client semble irremplaçable.
- Ensuite, comment ces « Microsoft Stores » vont-ils être perçus par les réseaux de revendeurs de l’éditeur, dont ils constituent l’un des points forts ? N’apporteraient-ils pas un service d’une qualité suffisante ? Ils ont pourtant participé au succès de Microsoft…







Google astique les chromes de son arme anti-microsoft. L’annonce, sur le blog de l’entreprise, du système d’exploitation Google Chrome OS déclenche les passions. Le quotidien Libération en fait sa « une », on parle sur les sites web d’arme anti-Microsoft, voire de « véritable bombe atomique ». Rien de moins !
Tout un symbole. Microsoft annonce l’arrêt de son encyclopédie Encarta. Elle est, sans conteste, victime de la masse d’informations gratuites que l’on trouve sur Internet. Principalement sur Wikipedia, l’encyclopédie gratuite et collaborative, où chacun peut enrichir le contenu. Lancée en 1993 sur CD Rom, Encarta avait su prendre sa place à côté de l’encyclopédie Universalis, qui avait tardé à réaliser sa mue vers l’électronique.



