Lors de la présentation du rapport du Conseil économique, social et environnemental sur « L’industrie, les technologies et les services de l’innovation et la communication au cœur de l’avenir », Hubert Bouchet, le rapporteur, a commenté avec un libre brio les éléments clés. Il a ainsi plaidé pour la création d’un grand ministère de l’Economie numérique et regretté que l’on « ait pas donné plus de pouvoir à Nathalie Kosciusko-Morizet ». « Il faut faire entrer l’homme dans la société numérique, a-t-il poursuivi. La société civile n’est pas à la hauteur de la société numérique. On ne donnera jamais trop à l’éducation, car les activités de la pensée ont pris progressivement le pas sur les activités à base de puissance physique ».
Le rapport ne se lit pas comme un roman policier, mais il ouvre de nombreuses pistes et insiste sur les indispensables efforts à consentir pour éviter à la France de rater la révolution numérique. Dommage qu’Hubert Bouchet ne se soit pas « lâché » à l’écrit, ne serait-ce que sur dans la présentation du projet d’avis. Ses formules et ses références, bien loin du langage technocratique et du jargon technique, savent capter l’attention de son auditoire. Et face au silence assourdissant des politiques concernant le rôle des nouvelles technologies dans l’économie d’aujourd’hui et demain, on se dit que le chemin est encore bien long jusqu’à la concrétisation des propositions du rapport.











