C’est le principal enseignement de l’étude que vient de publier IDC sur le marché des smartphones. Au troisième trimestre 2009, RIM, le fabricant des Blackberry, progresse de 35,7%, loin devant HTC (+14,7%) et Apple (+7,1%). Nokia, de son côté, semble avoir mangé son pain noir. Avec +6,6%, il fait mieux que le marché (+4,2%) et que Samsung (0%). Sur un secteur où prime l’innovation, les « petites » marques trinquent, avec un –23,5% pour « les autres ».
Belle réussite, donc, pour RIM et ses austères smartphones. Son modèle à écran tactile n’a en effet rencontré qu’un médiocre succès. C’est bien sur ses modèles classiques, qui déclinent à l’infini le style du tout premier Blackberry tout en l’améliorant à chaque fois d’une petite touche, que RIM assoit son succès. Certes, ses modèles tiennent bien en main, leur écran, quoique de taille mesurée, est excellent, la présence d’un – presque – vrai clavier est un vrai avantage. Toutes choses appréciables, mais que l’on retrouve également chez plus d’un concurrent, sans parler de l’indéniable savoir faire d’Apple en matière d’interface utilisateur. C’est bien l’application centrale du Blackberry qui est la source principal du succès. Le « push mail », apparemment imité par ses concurrents, garde tout son attrait. C’est bien le serveur qui envoie automatiquement les messages électroniques, et non pas le mobile qui interroge le serveur. Du coup, le trafic est réduit au minimum. Les opérateurs apprécient et le prix des forfaits s’en ressent. Un argument qui fait mouche, en particulier chez les jeunes. L’iPhone est craquant, mais son coût d’usage a de quoi faire hésiter plus d’un étudiant. D’où le succès du Blackberry, conçu pour les professionnels et qui, aujourd’hui, conquiert le marché grand public parce qu’il convient parfaitement à la génération SMS.











