Les éditeurs évoluent vis-à-vis du livre électronique : Les technologies de l’information sont en perpétuel mouvement. Patrice Desmedt, chef du service high-tech de L’Usine Nouvelle, vous fait partager ses découvertes numériques et décrypte celles qui vont changer l’économie.

Postes pour la categorie ‘Electronique’

jan 20

Les éditeurs évoluent vis-à-vis du livre électronique

Electronique | Mots clés:

Nintendo DSi XLA l’occasion du lancement en France de la nouvelle version de sa console de jeu portable DS (la DSi XL), prévu le 5 mars, Nintendo commercialisera une cartouche contenant non pas un jeu, mais cent livres de la littérature classique française. Ces ouvrages, libres de droits, ont été sélectionnés par Gallimard.

J’ai du mal à croire au réel succès de ce type d’approche, l’écran d’une console ne me paraissant pas adapté à une longue lecture. La technologie dite d’encre électronique utilisée sur les écrans des liseurs, ces lecteurs de livres électroniques, comme le Reader de Sony ou le Cybook de Bookeen, est actuellement la seule apportant un réel confort de lecture, sans parler de l’ergonomie de l’appareil, conçue pour la lecture.

Cependant, cette arrivée de Gallimard sur un produit de très grande diffusion est fort intéressante. Elle montre que l’opinion des éditeurs vis-à-vis du livre électronique évolue. Même s’il s’agit, en ce qui concerne la DS, que d’ouvrages classiques. L’important est de banaliser le livre électronique. Ensuite, je ne vois pas pourquoi les éditeurs ne trouveraient pas un juste prix pour les versions dématérialisées. Ou plutôt deux prix, comme pour l’édition papier, l’un pour les nouveautés, l’autre pour une « réédition », à la manière des formats de poche, où l’auteur accepte une rémunération plus faible, mais qui permet de donner une seconde vie à son ouvrage.


jan 04

Les LED boostent le marché des téléviseurs

Economie Electronique Technologie | Mots clés:

iSuppli téléviseurs LED

 

 

 

 

 

 

 

Incroyable industrie ! Je ne me lasse pas de voir le rythme toujours soutenu des innovations, y compris sur des appareils que l’on pourrait croire arrivés à maturité. Un exemple parmi d’autres, mis en lumière par le cabinet iSuppli dans une étude publiée le 28 décembre 2009.

Les écrans plats LCD ont, ces dernières années, redynamisé le marché des téléviseurs. Mais avant même la saturation (en France, près de la moitié du parc installé est encore constitué de téléviseurs à écran cathodique), une nouvelle technologie, celle des écrans LCD à éclairage par LED, monte en puissance. Avec, à la clef, un meilleur rendu des couleurs, des noirs plus profonds et une consommation électrique réduite.

2010, année faste pour le marché des téléviseurs, avec les jeux olympiques d’hiver au mois de février et la coupe de monde de football au mois de juin, sera bien celle des LED ! Selon iSuppli, les ventes de téléviseurs LCD à LED de 40 pouces (102 centimètres) ou plus vont littéralement exploser, passant de 34 000 en 2008 (et 2,5 millions en 2009) à 18,8 millions en 2013, année où plus de 80% des téléviseurs d’au moins 40 pouces seront à LED.


sep 21

Les marques high-tech gardent la forme

Electronique Informatique | Mots clés:

Classement des marquesTrois marques parmi les cinq premières, cinq parmi les dix premières. Les entreprises du secteur high-tech caracolent en tête du classement annuel des marques réalisé par Interbrand. Cette société de conseil en stratégie a élaboré son propre cocktail, le « Brand Valuation », pour évaluer la valeur d’une marque.

Alors que pour la première fois la valeur du top 100 baisse de 4,6%, le secteur de la high-tech tire son épingle du jeu. Derrière l’inamovible Coca-Cola, IBM conserve sa deuxième place et, avec une progression de sa valeur de 4%, creuse l’écart avec le troisième, Microsoft (- 4%). Nokia, quatrième, résiste (-3%) et est talonné par… McDonald’s (+4% et un gain de deux places, ragaillardi par ses salades…). En septième position, Google cartonne avec la plus forte hausse du top 100, +25%, qui lui fait gagner trois places. Intel, en revanche, passe de la septième à la neuvième place (-2%). Amazon, enfin, avec +22%, marque la deuxième plus forte hausse et fait un bon de quinze places.

Comme dans tous les secteurs, les sociétés des technologies de l’information et de la communication ont subi la crise. Les progressions spectaculaires, courantes les années précédentes, se sont faites plus rares. Mais globalement, par leur dynamisme, elles ont bien résisté. Elles restent, plus que jamais, les indispensables partenaires des entreprises qui veulent améliorer leur efficacité.


aoà 26

Apple rate sa gestion de crise

Electronique Informatique | Mots clés:

iphone2Je dois reconnaître que la semaine dernière, au moment des premiers incidents sur les iPhone d’Apple, l’information ne m’a pas paru importante. Quelques problèmes sur des millions de pièces, ce n’est absolument pas significatif. De nombreuses industries sont confrontées à des malfaçons touchant un quelques pièces. Pourtant, cela ne fait pas la une des journaux. Bref, pour moi, les bris d’écrans d’iPhone étaient surmédiatisés, en raison de la notoriété très particulière d’Apple et du rapport affectif que semblent entretenir les utilisateurs avec leur téléphone magique.

Je n’ai pas réellement changé d’avis sur le fond, mais je suis très surpris de la gestion de crise d’Apple. Quel bel contre-exemple ! Comment, en quelques jours, provoquer dans le monde entier des réactions négatives avec une poignée seulement d’appareils défectueux ? Apple a d’abord nié, fait aujourd’hui machine arrière et ne commente toujours pas. En France, les vendeurs se défaussent sur le fabricant, dont l’assistance téléphonique semble lamentable, si l’on en croit le témoignage de la dernière victime française en date, entendue sur Europe 1 ce matin. Un geste commercial immédiat aurait vraisemblablement éteint immédiatement la polémique. Le remplacement sans discuter des téléphones défectueux semblait rentrer dans le cadre d’un service après-vente bien compris. Tout en étant une manière de récupérer très vite les iPhone touchés, pour les analyser. Au lieu de cela, Apple a méprisé ses utilisateurs, les accusant, à peine à demi-mot, de chercher à faire remplacer leur smartphone qu’ils auraient cassé en les laissant tomber. Ce n’est pas parce que l’on a conçu ce qui reste, pour beaucoup, le meilleur appareil du marché, qu’il faut prendre de haut ses clients. Pour économiser quelques centaines d’euros, Apple a écorné son image. La société dévoile un surprenant mépris du client et une rare incompétence dans la gestion de crise. Saura-t-elle retourner la situation, par une communication et des actions adéquates ? En quelques jours, elle pourrait faire oublier ce qui aurait dû rester qu’un incident mineur.


mar 17

Intel cherche des poux dans la tête d’AMD

Electronique Technologie | Mots clés:

processeur-amdLe goût immodéré des entreprises américaines pour les actions en justice me laisse souvent de marbre. Je lis distraitement l’information et j’attends tranquillement la fin des hostilités. Ce qui peut durer des années, avec des rebondissements dont j’ai du mal à apprécier la saveur, faute d’envie et de compétences en matière de droit des sociétés.

Pourtant, la colère d’Intel à l’égard de son concurrent AMD, dévoilée le lundi 16 mars dans un communiqué du numéro un du microprocesseur, a piqué ma curiosité. D’abord parce qu’elle survient plusieurs jours après l’officialisation de la vente des usines d’AMD au fonds souverain des émirats ATIC et de la création de la société Globalfoudries. Peu m’importe le prétexte, Intel et AMD avaient conclu un accord sur l’utilisation de brevets, et le premier considère que l’accord est rendu caduc par la vente des unités de production du second à une tierce entreprise.

Je remarque juste que cette attaque survient au moment où, d’une part, AMD traverse une fort mauvaise passe financière et où, d’autre part, Intel a – enfin – rattrapé son challenger sur le plan de l’architecture de ses processeurs. Sur sa nouvelle génération de processeurs, il abandonne le bus unique et se convertit à une architecture très proche de l’Hypertransport cher à AMD. Intel, même s’il subit directement l’essoufflement des ventes de PC et la baisse de celles des serveurs, est aujourd’hui plus à l’aise face à AMD qu’il y a deux ou trois ans.

Alors, pourquoi cette dispute, qui risque de s’enliser et d’enrichir les cabinets d’avocats ? Un aveu de faiblesse, ou, au contraire de l’arrogance ? En tout cas, je souhaite bonne chance à AMD. Sans lui, Intel n’aurait probablement pas innové si vite, ni fait baisser autant le prix de ses processeurs. Vive la concurrence !