A l’occasion du lancement en France de la nouvelle version de sa console de jeu portable DS (la DSi XL), prévu le 5 mars, Nintendo commercialisera une cartouche contenant non pas un jeu, mais cent livres de la littérature classique française. Ces ouvrages, libres de droits, ont été sélectionnés par Gallimard.
J’ai du mal à croire au réel succès de ce type d’approche, l’écran d’une console ne me paraissant pas adapté à une longue lecture. La technologie dite d’encre électronique utilisée sur les écrans des liseurs, ces lecteurs de livres électroniques, comme le Reader de Sony ou le Cybook de Bookeen, est actuellement la seule apportant un réel confort de lecture, sans parler de l’ergonomie de l’appareil, conçue pour la lecture.
Cependant, cette arrivée de Gallimard sur un produit de très grande diffusion est fort intéressante. Elle montre que l’opinion des éditeurs vis-à -vis du livre électronique évolue. Même s’il s’agit, en ce qui concerne la DS, que d’ouvrages classiques. L’important est de banaliser le livre électronique. Ensuite, je ne vois pas pourquoi les éditeurs ne trouveraient pas un juste prix pour les versions dématérialisées. Ou plutôt deux prix, comme pour l’édition papier, l’un pour les nouveautés, l’autre pour une « réédition », à la manière des formats de poche, où l’auteur accepte une rémunération plus faible, mais qui permet de donner une seconde vie à son ouvrage.








Je dois reconnaître que la semaine dernière, au moment des premiers incidents sur les iPhone d’Apple, l’information ne m’a pas paru importante. Quelques problèmes sur des millions de pièces, ce n’est absolument pas significatif. De nombreuses industries sont confrontées à des malfaçons touchant un quelques pièces. Pourtant, cela ne fait pas la une des journaux. Bref, pour moi, les bris d’écrans d’iPhone étaient surmédiatisés, en raison de la notoriété très particulière d’Apple et du rapport affectif que semblent entretenir les utilisateurs avec leur téléphone magique.
Le goût immodéré des entreprises américaines pour les actions en justice me laisse souvent de marbre. Je lis distraitement l’information et j’attends tranquillement la fin des hostilités. Ce qui peut durer des années, avec des rebondissements dont j’ai du mal à apprécier la saveur, faute d’envie et de compétences en matière de droit des sociétés.



