Quelques impressions sur Hong Kong : Les technologies de l’information sont en perpétuel mouvement. Patrice Desmedt, chef du service high-tech de L’Usine Nouvelle, vous fait partager ses découvertes numériques et décrypte celles qui vont changer l’économie.

Quelques impressions sur Hong Kong

Le 03/01/2012 | Economie

Je rentre d’un séjour privé à Hong Kong, le premier pour moi dans cette partie de l’Asie. Je découvre cette ville dont le statut de SAR (special administrative region) lui confère un parfum particulier que je regarde avec des yeux candides.
Au-delà de l’incroyable densité urbaine, de la foule omniprésente et du bruit, je découvre d’autres sujets d’étonnement. Le très grand nombre de commerces, mais la quasi-absence de magasins généralistes. Les magasins d’électronique grand public sont de taille modeste et les prix des téléviseurs sont supérieurs à ceux pratiqués en France, alors que les tablettes sont, elles, légèrement moins onéreuses, surtout pour l’iPad. Ce dernier ne bénéficie pas, comme en France, d’espace dédié et se trouve toujours face à Samsung, Sony et Archos n’étant pas systématiquement présents. Et à observer les passagers du métro, les smartphones sous Android m’ont semblé les plus nombreux.
Hong Kong est une ville propre, plus que Paris. Et l’infâme couloir que je prends chaque jour pour passer sous les voies de train à Saint-Denis y serait inconcevable. Il faut dire que les amendes sont dissuasives. Gare à celui qui jetterait quelque chose, ne serait-ce qu’un mégot de cigarette !
Plus surprenant, la circulation automobile est fluide. La recette donnerait de l’urticaire à tous ceux qui trouvent qu’à Paris la part faite aux autobus et aux vélos est trop belle : pour utiliser une automobile personnelle à Hong Kong, il faut payer une taxe très importante. Entre les très nombreux autobus et taxis, on ne croise donc que des voitures de luxe, de préférence de sport.
Enfin, j’ai pu constater la présence de produits de sociétés françaises, au-delà du secteur du luxe et d’Archos, déjà cité. La supérette où je faisais mes courses proposait du beurre et du camembert Président ou du cidre Val de Rance (produit par la coopérative « Les celliers associés », une PME dinannaise de 60 personnes). Et dans l’un des centres commerciaux du centre, on pouvait trouver une boutique Eden Park (56 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2010). L’Occitane, très largement présente aujourd’hui  (sa première boutique asiatique a ouvert à Hong Kong dès 1995) fait des émules. Certaines PME n’attendent pas de se transformer en ETI pour grandir à l’export…

Patrice Desmedt

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