Il y a un an, Yonah Freemark, spécialiste américain des transports, écrivait dans son blog, the Transport Politic : « Les 13 000 kilomètres de lignes ferroviaires à grande vitesse que la Chine prévoit d’exploiter dans onze ans représentent un nombre important : c’est le développement le plus rapide au monde en matière de trains rapides. Cependant, un observateur attentif  pourrait suggérer que l’Espagne, plus petite par la taille, a un but encore plus ambitieux : 10 000 kilomètres prévus pour 2020 […] Si la Chine devait se lancer dans un programme proportionnel à la taille du pays, il faudrait construire 190 000 kilomètres de lignes ; en se rapportant à la population, il faudrait construire 290 000 kilomètres. »
L’Espagne sera-t-elle plus forte que la Chine ?








Les investissements chinois en matière d’infrastructures ferroviaires – on le sait – font pâlir. Le gouvernement compte dépenser près de 300 milliards de dollars en trois ans dans de nouvelles voies ferrées. A l’horizon 2020, la Chine devrait compter près de 120 000 kilomètres de lignes. Pour sûr, ce sera une manne pour tous les constructeurs mondiaux, à commencer par Alstom, Bombardier et Siemens. Mais les Chinois entendent bien se battre pour fournir largement eux-mêmes le matériel roulant.
Le gouvernement chinois croit fortement aux projets de trains à lévitation magnétique. Depuis 2004, le pays est déjà équipé de la ligne du Transrapid de Shanghai (technologie allemande) reliant l’aéroport de Pu Dong au métro de Shanghai. Le pays vient de faire un pas en avant en la matière avec la société chinoise Trangshan Railway Vehicle Co. Ltd. Cette dernière vient d’annoncer qu’elle était en mesure de construire un train à lévitation magnétique de technologie et de fabrication entièrement chinoise.




